QUAND LA BONNE FOI NE SUFFIT PAS
Pour les professionnel(les) RH, les gestionnaires en relations de travail et les leaders syndicaux, en particulier si vous approchez vos premières négociations, cette perspective peut nourrir la réflexion.
Quand la bonne foi ne suffit plus, il reste deux leviers.
En négociation collective, on mise d’abord sur l’éthique : transparence, bonne foi, respect mutuel.
Mais quand le conflit s’étire, il faut parfois changer de registre. D’abord, la médiation : elle permet de reprendre le dialogue, de clarifier les enjeux et de réduire les tensions sans perdre la maîtrise de la solution.
Puis, en dernier recours, l’arbitrage de différend exécutoire : contrairement à ce que plusieurs croient, il ne met pas fin aux négociations.
En introduisant une zone d’incertitude (un tiers pourrait trancher), il pousse souvent les parties à revenir sérieusement à la table.
Pour aller plus loin que ce que j’aborde dans la vidéo, j’ai consacré un article de blogue à cette question de la négociation éthique, avec exemples et références. :
🔗 « Quand la bonne foi ne suffit pas »
À propos de l’auteur : Jacques Painchaud, Adm. A, médiateur accrédité et formateur RH. Détenteur d’une maîtrise en droit social et du travail et formé en journalisme, il accompagne les organisations en gestion des relations de travail, médiation, formation et communication.
Trois engagements pour mieux négocier
Négociation éthique : et si le vrai blocage n’était pas là où vous croyez? Dans certaines négociations collectives, tout le monde travaille fort… et pourtant, ça piétine.
Dans d’autres, avec les mêmes enjeux et la même pression, on finit par conclure une entente qui tient dans le temps.
En 25 ans passés à la table de négociation, j’ai vu une grande variété de causes d’enlisement. Mais un élément revient souvent : l’absence d’un cadre éthique minimal, partagé par les deux parties.
Dans cette courte capsule, je reviens sur trois engagements éthiques qui, lorsqu’ils sont clarifiés dès le départ, changent la dynamique de travail et rendent les tactiques d’obstruction beaucoup plus visibles.
Ils ne règlent pas tout, mais ils évitent de gaspiller des mois dans des échanges stériles et protègent ce qui est le plus fragile : la confiance minimale nécessaire pour faire vivre une entente.
Pour aller plus loin sur la négociation éthique, j’ai développé ces idées dans un article sur mon site dans Blogue
Tensions au travail ? 3 réflexes
Vous vivez une tension au travail qui ne vous lâche plus, même une fois à la maison ?
Ce n’est pas toujours l’emploi qui est en cause, mais bien la relation avec un collègue, un supérieur ou un membre de votre équipe qui s’envenime au fil du temps.
Dans cette courte capsule vidéo, je présente 3 réflexes simples pour rétablir le dialogue et éviter que le conflit ne s’enlise.
Et si, malgré ces réflexes, la tension persiste, la médiation devient une option à considérer sérieusement pour sortir du litige plutôt que le subir.
Selon les ressources de votre organisation, il peut aussi être utile de contacter, de façon confidentielle, votre programme d’aide aux employés (PAE) ou de vérifier les services psychologiques couverts par vos assurances collectives.
Si cette situation vous parle, commencez par ces 3 réflexes et voyez ce qui change dans vos échanges au travail.
Les policiers du Québec ont des obligations multiples et certains droits légaux dans le cadre d'une enquête indépendante. Cette capsule vidéo a pour objectif d'être utile comme un rappel d'information sur ces obligations et droits pour les policiers. Elle est également adaptée pour être accessible au public afin de démystifier la procédure d'une enquête indépendante au Québec.
Ce montage vidéo a été réalisé par Jacques Painchaud, vice-président à la Discipline et à la déontologie de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ). IMPORTANT : « Noter que le cadre règlementaire du BEI fait l’objet d’un recours devant les tribunaux. Un recours juridique émanant des trois grandes associations policières du Québec a été déposé le 11 juin 2019, portant le no 500-17-108241-94, à l’encontre de la façon de faire du BEI dans le cadre du déroulement des enquêtes ».
Le contenu est extrait de la revue CRDP - LES DROITS ET LES OBLIGATIONS DU POLICIER DANS LE CADRE D'UNE ENQUÊTE DU BEI par Jacques Painchaud et publié dans la revue CRDP volume 6 (2017) voir pour les références dans la description sous la vidéo sur YouTube.
Le 21 février 2020 fut la date de mise en ligne de la capsule vidéo : Pourquoi les policiers tirent dans le « centre masse » ? Un bulletin spécial fut également communiqué pour présenter les objectifs de cette initiative en communication permettant de mettre en lumière la réalité policière et ce qui est enseigné aux policiers dans ces circonstances. J’expliquais en introduction de ce bulletin :
« Lors de mes discussions avec nos délégués syndicaux, on m’a signalé que plusieurs de nos membres considèrent avec raison que, de nos jours, le public ne connaît pas assez bien nos pratiques policières, telles qu’enseignées dans le cadre de notre formation. Cette situation contribue à soutenir des préjugés et des commentaires remettant en cause la légitimité et la légalité de nos interventions avec usage de force mortelle en situation de crise ».
C’est dans ce même but que je viens de réaliser une seconde capsule vidéo : Pourquoi les policiers tirent lors d’une attaque à l’arme blanche ? Son contenu a pour effet de sensibiliser les gens sur le danger imminent qu’une attaque au couteau représente pour les policiers. Ce type de menace peut justifier d’avoir recours à la force mortelle lors d’une intervention policière, conformément au modèle en emploi de la force enseigné au Canada.
Le contenu de cette capsule vidéo comporte des extraits d’une conférence « L’attaque au couteau et l’utilisation de l’arme à feu » présentée par Bruno Poulin, expert-conseil en emploi de la force à l’ENPQ, et publiée dans « Chroniques du Sommet interdisciplinaire sur l’usage de la force », Éditions Yvon Blais. On retrouve également d’autres citations pertinentes permettant de bien circonscrire et actualiser les enjeux lors de ce type de situation. (Voir les liens sources dans la partie descriptive de la page YouTube).
La capsule vidéo est également disponible sur la plateforme web de l’APPQ à la page CRDP (onglet vidéo) avec un lien permettant de la partager. Bon visionnement !
Mieux comprendre en deux minutes : les policiers !
Lors de mes discussions avec nos délégués syndicaux, on m’a signalé que plusieurs de nos membres considèrent avec raison que, de nos jours, le public ne connait pas assez bien nos pratiques policières, telles qu’enseignées dans le cadre de notre formation. Cette situation contribue à soutenir des préjugés et des commentaires remettant en cause la légitimité et la légalité de nos interventions avec usage de force mortelle en situation de crise.
Les événements qui enclenchent ces enquêtes sont toujours médiatisés et nous retrouvons beaucoup de commentaires là-dessus sur les réseaux sociaux, mais peu de réponses du point de vue policier. Sans avoir la prétention de changer toutes les perceptions négatives, je crois néanmoins qu’il est important de fournir plus d’information sur notre réalité policière sur les différentes plateformes multimédias. Pour ce faire, nous pourrions réaliser une série de capsules vidéo ayant la thématique : « Mieux comprendre en 2 minutes : les policiers ».
Étant donné que la question la plus récurrente du public sur les réseaux sociaux et autres plateformes est : « Pourquoi les policiers ne tirent-ils pas simplement dans un bras ou une jambe au lieu de tuer du monde ? », la première capsule vidéo de ce projet-pilote est dédiée à ce sujet. Publié le 21 février 2020, la réception fut très positive, soulignons qu’il y a plus de 17000 vues après un mois de sa mise en ligne via un lien non répertorié, d’autres capsules vidéo s’en suivront dans le cadre de ce projet.

